A l’heure des élections municipales, l’Education Républicaine !

Par Jean Levain

Il est « moins cinq » ! Partout en France, citoyennes et citoyens vont choisir les équipes qui, pendant six ans, vont gérer leurs collectivités territoriales. Elles devront répondre aux besoins essentiels de la population en des temps d’incertitude politique et pour beaucoup, de difficultés économiques et sociales.

Parmi ces besoins essentiels, l’Education reste un sujet majeur car il s’agit d’un pilier pour la France de demain. Et les collectivités : communes, départements, régions y jouent un rôle toujours plus essentiel car elles apportent des moyens et l’interface avec le citoyen contribuable. Dans ce contexte, nous voulons rappeler les positions de notre parti, Les Radicaux de Gauche LRDG.

Comme on l’oublie trop souvent c’est l’enfant, le jeune, l’étudiant, l’apprenti voire l’adulte s’il est apprenant qui doit être placé au cœur de notre système éducatif. Une lapalissade ? Ce n’est pas si sûr, quand on voit le ministère de l’Education Nationale changer tous les ans (!) de titulaire et certains problèmes comme l’occupation des postes, les conditions de vie étudiantes ou la valorisation et le soutien du métier d’enseignant rester sans solution crédible.

De plus, aucun contrôle sérieux n’a été effectué quant aux bonnes pratiques éducatives dans la majorité des établissements sous contrat et ce malgré la présence avérée de dérives graves et multiples. On laisse même le principe de la laïcité y être mis en cause par les responsables nationaux et le ministre se réfugier dans le déni. Face à cette situation, que voulons-nous ?

A court terme : une revalorisation du métier d’enseignant et de son professionnalisme ; un resserrement des hiérarchies, trop souvent enclines à fuir leurs responsabilités ; une révision complète des méthodes et des programmes, en particulier en matière de langues vivantes ; un contrôle sérieux et régulier de tous établissements privés y compris en matière de laïcité. Par contre, la liberté des méthodes doit être respectée et soutenue, en particulier pour les langues régionales. Loin d’être une contrainte, la laïcité en effet n’est en effet une contrainte mais une valeur au service de la qualité éducative et pédagogique et une garantie pour la liberté naissante des jeunes citoyens.

A moyen terme il faut prendre enfin en compte l’invasion des réseaux sociaux, devenus éducateurs de fait et les dangers de l’appropriation de l’information par un capitalisme orienté, en renforçant la structuration intellectuelle et le sens critique des jeunes citoyens.

Cela implique la responsabilisation de tous au sein d’une coordination grâce à un label de qualité éducative toujours révocable, impliquant tous les opérateurs médiatiques et de la communauté éducative. L’accès aux autorisations et moyens de l’Etat devra être strictement conditionné et contrôlé par une autorité commune.

Il faut aussi réhabiliter les principes de la récompense pour le travail bien fait et celui, non moins indispensable, de l’exemple donné par les responsables politiques : sans marques d’appréciation et de reconnaissance dans la communauté scolaire et avec des contre-exemples permanents y compris au plus haut niveau, tout progrès durable est impossible.

Les collectivités devraient s’inspirer de ces principes généraux. A elles de conclure avec l’Etat des conventions globales pour les enseignements artistiques, culturels et sportifs, le soutien aux langues régionales, le suivi de la santé et de l’accompagnement matériel des jeunes et du cadre enseignant. On évitera ainsi les politiques incertaines ou non suivies (médecine scolaire par exemple) génératrices de gaspillage. Un bon principe : « qui paie, dirige ou co-dirige ».

Elles doivent aussi veiller sans faillir à l’entretien et au perfectionnement des infrastructures dont elles ont la charge. Les moyens apportés à une éducation républicaine de qualité pour le secteur primaire ne sont pas, dans une commune, une variable budgétaire d’ajustement, ils sont une priorité absolue. La vision étroitement budgétaire a ses limites et laisser péricliter l’outil éducatif dont elle a la charge est pour une collectivité, une faute lourde sanctionnable par l’électeur.

Nous voulons un école moderne, des principes identiques mais actualisés, une responsabilité effective et transparentedes hiérarchies, des enseignements solides et structurants dans un cadre accepté par tous. Qu’elle soit de statut public ou privé, l’Ecole de la liberté et du dialogue, c’est l’école de pratique laïque car la laïcité n’est pas une question de sensibilité politique ni de croyances, elle est le fruit d’un consensus républicain et doit le rester.

C’est donc pour nous et nos futurs élus LRDG un objectif essentiel à réaliser pour que les familles et les jeunes, tout comme les enseignants, les directions et les cadres territoriaux, puissent étudier et travailler avec motivation pour assurer l’avenir.

Photo : L’église du Saint-Coeur-de-Marie à Concarneau. Crédit : Musée départemental breton.

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