« Assez de territoires en décrochage »

Voeux présenté au Conseil Municipal de Quimper

J’émets le vœux que la municipalité de Quimper en la personne d’Isabelle soutienne l’initiative des 150 élus-es, qui demandent qu’1% des 100 milliards d’euros du plan de relance soient consacrés aux “territoires en décrochage”.


Un “appel au secours” a été lancé vendredi pour alerter sur l’aggravation de la détresse sociale et économique depuis le début de la crise du coronavirus dans les quartiers les plus défavorisés.
En rejoignant les Maires, présidents d’agglomérations de tous bords ou encore responsables associatifs de quartiers prioritaires qui demandent notamment au président de la République de consacrer 1% des 100 milliards d’euros du plan de relance, soit un milliard, aux territoires en décrochage.


En signant la lettre ouverte adressée vendredi au président de la République pour
réclamer « l’égalité républicaine » des quartiers prioritaires et des moyens financiers.
Nous appuyons notre soutien aux Quimpérois-es les plus en difficulté, qui vivent avec un véritable sentiment d’exclusion républicaine, Un autre virus se développe dans nos quartiers et même au-delà : celui du décrochage à la République, et ce à cause de l’immobilisme de l’État, il faut sonner l’alerte, il serait irresponsable de nier que la haine et le repli sur soi prospèrent à mesure que la rupture sociale et la pauvreté augmentent, La peur et l’indifférence font la force de la délinquance. L’ignorance et l’exclusion en sont les ferments les plus actifs.


Trois ans après les engagements d’Emmanuel Macron, qui avait annoncé un plan de «mobilisation nationale» pour les quartiers populaires, seules quelques mesures, portées principalement par les villes, ont pu être engagées. Aucune mesure ambitieuse n’a été prise pour répondre à la détresse sociale et économique de nos quartiers, les demandes d’aide alimentaire explosent, le chômage augmente et la demande de RSA progresse massivement. Les quartiers populaires restent un angle mort du Plan de relance.


Un certains nombres d’Élus communistes, socialistes, radicaux, républicains et responsables associatifs estiment donc crucial que le plan de 100 milliards d’euros, consacre et sanctuarise,1% pour les territoires en décrochage, pour permettre notamment de financer un fonds d’urgence pour les associations œuvrant pour la jeunesse et les publics en difficulté; de créer des comités locaux chargés de l’aide d’urgence, de la solidarité ; de lancer un fonds pour mobiliser les acteurs de l’emploi ; de créer 7.000 postes de médiateurs ; de mettre en place des plans de lutte contre l’illettrisme et l’illettrisme numérique ; de renforcer des programmes d’éducation aux médias et au numérique dans les collèges et lycées.
Philippe Broudeur.

Maire adjoint de la ville de Quimper

Président de la fédération Les Radicaux De Gauche du Finistère.

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